– microbiologie – le LAB’ O FERTILES2019-11-20T08:29:14+00:00


Laboratoire d’analyses microbiologiques des sols

Le Lab’O Fertiles s’investit dans la restauration des équilibres microbiologiques des sols pour qu’ils assurent de nouveau leurs fonctions écologiques.

 

 

Les analyses microbiologiques que nous proposons permettent d’évaluer la qualité de vos sols, composts, préparats liquides vivants (extraits et thé de compost oxygénés – litières fermentées – EM / Bokashi …), de vos inoculums et de différentes souches microbiennes.

Nous mesurons et évaluons :
– la biomasse et la diversité bactérienne
– la biomasse et la diversité fongique
– le ratio biomasse bactérienne / biomasse fongique
– la biomasse, la diversité de protozoaires (flagellés-amibes-ciliés) et la présence de kystes
– la biomasse et la diversité de nématodes (bactérivores-fongivores-phytophages-omnivores-prédateurs)
– la présence d’organismes bio-indicateurs d’anaérobiose partielle ou totale (actinobactéries / ciliés / rotifères / larves d’insectes)
– la présence d’organismes pathogènes (bactéries – champignons) pour les plantes, animaux et êtres humains

Les résultats de nos analyses microbiologiques vous sont fournis avec une échelle de référence, une interprétation des résultats, ainsi que
des conseils sur les mesures à prendre pour développer le réseau trophique adapté à vos cultures. Nous joignons 2 photos de la microscopie de votre échantillon. Plus de photos et vidéos sur demande.

 

 

« Redonner aux plantes la maîtrise de la biologie des sols,

pour leur autonomie et leur richesse nutritionnelle »

 

L’ensemble du réseau trophique du sol est encore trop peu considéré en agronomie.

Ce sont pourtant grâce à l’ensemble des interactions entre les différents micro organismes du sol, grâce aux différentes chaînes alimentaires que le cycle des nutriments va pouvoir se faire ou non. Ce sont bien grâce à ces différentes populations de microbes et à leur équilibre, que la plante pourra obtenir les éléments nutritifs et l’eau dont elle a besoin pour se développer sainement.

Les plantes via leur photosynthèse produisent des exsudats, différents types de sucres, de protéines, d’hydrates de carbone, qui leur permettront de nourrir les micro organismes dont elles ont besoin pour obtenir en échange les éléments nutritifs qui leur manquent. Les exsudats produits au niveau des racines de la plante sont souvent les plus connus, on parle d’exsudats racinaires, mais la plante produit également des exsudats partout sur ses parties aériennes, tiges, rameaux, feuilles, bourgeons…

Ces exsudats sont destinés à des bactéries et des champignons spécifiques. Ces décomposeurs produisent des enzymes permettant d’aller chercher des éléments nécessaires à la plante qui lui sont inaccessibles. Pour que ces éléments puissent être transférés depuis ces microbes jusqu’à la plante, une autre étape cruciale est encore nécessaire.

Exceptées certaines espèces, les champignons et bactéries doivent se faire manger par leurs prédateurs, protozoaires, nématodes et/ou micro arthropodes, afin que les éléments nutritifs qu’ils ont puisés dans le sol puissent se retrouver sous formes solubles et assimilables par les plantes.

 

Le rôle de ces prédateurs est donc fondamental pour le cycle des nutriments et le développement des plantes.

 

 

 

Un sol biologiquement adapté aux cultures vous permettra de :

– Supprimer les maladies
– Retenir les nutriments
– Améliorer la qualité des aliments
– Décomposer les toxines
– Former la structure du sol
– Limiter les adventices
– Augmenter la rétention d’eau du sol
– Libérer les nutriments en quantité adaptée, au bon moment et sous formes assimilables pour les plantes

Si l’on dispose d’un réseau trophique diversifié, avec les bons ensembles de micro organismes, tous les éléments nutritifs nécessaires au bon développement des plantes leurs seront rendus disponibles, en quantité adaptée et au moment choisi par les plantes elles-même.

Notre approche fondée sur le métabolisme des microbes du sol, sur leurs cycles de reproduction et de prédation, se retrouve à l’opposé des approches courantes consistant à apporter aux plantes, sous formes soluble, ce dont elles pourraient avoir besoin, en des quantités et fréquences arbitraires, avec des produits ayant souvent un impact néfaste sur les organismes du sol et sur l’environnement.

De plus il n’y a pas de corrélation directe entre la quantité/qualité des nutriments solubles dans les sols et ce dont la plante se nourrira.

Contrairement à une idée commune, il n’existe que très peu de sols qui ne disposent pas suffisamment d’éléments nutritifs pour le bon développement des plantes.

Ce qui leur manque en revanche trop souvent est l’ensemble des micro-organismes, tout le réseau trophique pouvant puiser les nutriments présents dans les sols, mais non solubles et pour la majorité non mesurables. Les analyses chimiques classiques peuvent apporter des informations utiles mais la diversité des micro organismes et l’équilibre entre les différentes populations seront de loin le plus important pour savoir si la vie de vos sols vous permettra de cultiver des plantes saines avec de bons rendements, sans produits chimiques de synthèse, ou en les diminuant considérablement.

 

 

 

Succession écologique

Depuis la formation des sols et la colonisation de la croûte terrestre par les plantes, la Nature a mis en place une succession de plantes correspondant à une succession de micro organismes, d’insectes et d’animaux pour couvrir le sol nu, l’améliorer et arriver jusqu’aux écosystèmes forestiers.
Les sols nus dépourvus de Matière Organique (MO), correspondant à un stade pionnier, seront strictement dominés par des bactéries. Ces sols seront couverts en premier lieux par des plantes correspondant à ce stade de succession, des plantes dites pionnières ayant des métabolismes nourrissant uniquement des populations bactériennes. Ce sont parmis ces plantes que l’on retrouve le plus souvent les adventices de culture.
Au fur et à mesure de l’avancée de la succession écologique, les plantes produiront de plus en plus de MO permettant progressivement le développement des populations de champignons, arrivant jusqu’aux vieilles forêts à dominance fongique.

 

Comprendre cette succession écologique du point du vue microbiologique est fondamental pour savoir comment adapter les pratiques culturales.

 

La plupart des sols agricoles manquent considérablement de biomasse fongique,
beaucoup d’adventices de cultures nous l’indiquent lorsque l’on écoute ce qu’elles ont à nous dire
– Lien vers les Plantes bio-indicatrices
– Lien vers les plantes éco-indicatrices

 

Les adventices se développent rapidement pour couvrir les sols, produire un minimum de MO afin de stimuler la vie microbienne, et de petit à petit augmenter la biomasse fongique, améliorant ainsi les fonctions écologiques des sols. Ainsi si nous augmentons suffisament les populations de champignons dans les sols, les adventices n’ont plus leur rôle à jouer et ne se développent pas.

Ce sont les microbes, et plus particulièrement le ratio biomasse fongique/biomasse bactérienne, qui déterminent le stade de succession écologique.
Chaque plante cultivée nécessite un équilibre particulier de bactéries et de champignons, en lien avec leurs prédateurs, afin de pouvoir se développer correctement et rapidement, sans aucuns produits chimiques de synthèses. Nous travaillons donc à développer le ratio champignons/bactéries adapté à vos cultures, avec l’équilibre de leurs prédateurs, indispensables à la nutrition de vos plantes.